Votre cheval a-t-il des soucis d’estomac ?

Avant de répondre à la question, voici quelques petits rappels sur la digestion.


Celle-ci commence dans la bouche.

La salive y est produite de façon continue, mais son rôle étant entre autres d’imbiber le bol alimentaire, sa production est stimulée lors de la mastication, c.-à-d. durant les repas.

La quantité sécrétée dépend, entre autres, de la nature de l’aliment.

Elle est plus élevée si le cheval consomme du foin que des grains ou de l’herbe.

Sachant que le cheval a besoin de plus d’une demi heure pour mastiquer un kilo de foin et d’à peine dix minutes pour un kilo de grains, que la mastication des fourrages nécessite quatre fois leur poids en salive et celle des grains une seule fois le leur, vous comprenez d’autant mieux que le choix des fibres s’impose, encore plus si votre cheval souffre d’ulcères, par exemple, car l’une des autres grandes qualités de la salive est son effet tampon contre l’acidité gastrique (naturelle!).

Le foin est la condition sine qua non pour une bonne digestion et la santé du système digestif du cheval, dont fait partie…. son estomac.


Si le cheval ne reçoit pas une alimentation la plus proche possible de son régime alimentaire naturel (fibres!), il risque de développer des problèmes de santé, tant physiques que comportementaux.


D’une part, les fameuses « surdents », causées par une usure anormale des dents, et pouvant engendrer des blessures dans la bouche, une mauvaise assimilation des aliments, un amaigrissement, des tensions musculaires partout dans le corps, des ulcères gastriques, des coliques, etc.


D’autre part, toutes sortes de stéréotypies comme le tic à l’appui, divers troubles par rapport au mors, des réticences à la manipulation et/ou au travail, de l’agitation due aux maux de tête à cause de blocages au niveau des cervicales (C2 principalement), du headshaking, pour n’en citer que quelques-uns parmi les plus souvent rencontrés.

En outre, je constate souvent une « erreur », qui est pourtant une habitude quasiment universelle, et qui consiste à distribuer les grains en même temps que le foin.


Les grains étant plus attirants que le foin, il est logique que nos chevaux, bien souvent devenus dépendants eux aussi au sucre, se ruent sur leur ration concentrée.

Or, les grains, s’ils sont nécessaires (?!), doivent être distribués après le foin.

Et si cela n’est vraiment pas possible, il faut idéalement attendre deux heures avant de donner le foin (personnellement, j’apprécie toutefois moins cette option, car elle est source de frustration, de stress et donc d’ulcère éventuel!).

Les grains doivent être digérés (préparation dans l’estomac, digestion dans l’intestin grêle) avant l’administration des fibres, qui, elles, sont digérées dans le gros intestin (plus loin que l’estomac et l’intestin grêle dans le tube digestif).

Quand ils sont « poussés » par le foin qui les suit immédiatement après, ils atteignent le gros intestin en n’étant pas digérés, ce qui augmente les fermentations et libère des gaz, source possible de coliques, et en tout cas d’inconfort digestif.

De plus, ils ne sont pas assimilés par l’organisme et ne profitent donc pas au cheval.

Il s’agit donc d’un gaspillage…. d’argent…. mais aussi et surtout du potentiel digestif de nos Amis 🐴

Je profite de ces partages pour rappeler ici :

⚠️ qu’un nombre important de chevaux souffrent en silence

⚠️ et que de nombreux problèmes de comportement peuvent être résolus en se penchant d’un peu plus près sur le mode d’alimentation proposé au cheval concerné !


Alors, maintenant, pour répondre à la question initiale, je vous suggère de porter votre attention aux points suivants :


✅ votre cheval est-il mal à l’aise avec un mors dans la bouche ?

✅ grince-t-il des dents ?

✅ a-t-il tendance à tout attraper avec ses lèvres, ses dents, à tiquer à l’appui ?

✅ mange-t-il trop ou, au contraire, difficilement ?

✅ a-t-il maigri récemment sans cause connue ?

✅ avez-vous du mal à développer ou à entretenir sa masse musculaire ?

✅ est-il moins coopératif dans le travail ?

✅ vous semble-t-il plus tendu, tant dans son corps que dans son attitude ?

✅ s’étire-t-il souvent les antérieurs vers l’avant (salut de la reine) ?

✅ refuse-t-il les caresses sur la région du thorax située entre les deux antérieurs ?

✅ est-il sensible au sanglage ou au pansage sur le ventre (ligne du dessous) ?

✅ est-ce difficile d’emmener ses postérieurs vers l’arrière pour lui curer les pieds ?


Si votre cheval montre une sensibilité sur le trajet du méridien Estomac, il est probable que son estomac ait besoin d’une attention particulière.

Zones pouvant être sensibles (en jaune ocre), en lien avec la localisation du méridien Estomac sur le corps du cheval


En fonction de vos réponses, vous saurez si votre cheval va bien (vous ne constatez rien de ce qui précède 👏) ou s’il a un souci, auquel cas je vous recommande vivement de faire appel à votre vétérinaire et/ou à un praticien shiatsu.


Aussi, sachez que je propose un webinaire de phyto-énergétique sur le sujet (stress, tics, soucis d’estomac, ulcères) avec une partie théorique très détaillée et toute une trousse de trucs et astuces au naturel (plantes, aromathérapie, fleurs de Bach, homéopathie, gemmothérapie, lithothérapie, shiatsu, médecine chinoise, reiki, approche tissulaire, etc.) pour accompagner vous-même votre cheval sensible.

J’y aborde également la « di-gestion » émotionnelle, car les soucis d’estomac sont très souvent liés aux émotions…. propres au cheval, évidemment…. mais aussi et surtout en lien avec son environnement, humain y compris.

 
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